Comprendre comment l’assurance auto calcule le coefficient annuel est essentiel pour maîtriser votre budget. Les variations du bonus-malus influent directement sur la prime d’assurance et sur vos options de garantie.
Le système repose sur les sinistres déclarés et la responsabilité retenue, avec des règles strictes codifiées. Cette mise au point conduit naturellement au point suivant sur les éléments à retenir :
A retenir :
- Coefficient influençant la prime annuelle de façon directe
- Réduction de 5 % par année sans sinistre responsable
- Majorations jusqu’à 250 % en cas d’accidents répétés
- Relevé d’information disponible sur demande auprès de l’assureur
Après ces repères, comment se calcule annuellement le coefficient bonus-malus
Formule, période de référence et règles légales
Selon le Code des assurances, le calcul porte sur les douze mois précédant la période décalée de deux mois. Ainsi, pour une échéance au 1er mai, la période considérée court du 1er mars de l’année précédente au 28 février.
La formule opérationnelle multiplie le coefficient précédent par 0,95 en l’absence de sinistre responsable, et par 1,25 en cas de sinistre pleinement responsable. Selon Service-public.fr, ces bases réglementaires restent applicables en 2026.
Année sans sinistre
Coefficient CRM
Bonus estimé
1ère année
0,95
5 %
2ème année
0,90
10 %
3ème année
0,85
15 %
4ème année
0,80
20 %
5ème année
0,76
24 %
6ème année
0,72
28 %
À l’usage, le coefficient ne peut descendre en dessous de 0,50, soit un bonus maximal acquis au terme d’années sans sinistre responsable. Cette règle protège les conducteurs prudents tout en limitant les gains potentiels des contrats.
Points de méthode :
- Période de référence : douze mois décalés de deux mois
- Multiplication annuelle par 0,95 sans sinistre responsable
- Calcul mensuel non pris en compte pour l’échéance
« Après trois années sans sinistre, j’ai vu ma prime s’alléger de façon sensible »
Alexandre B.
Illustration pratique : un assuré avec une prime de référence de 500 euros et un CRM de 0,90 voit sa prime annuelle baisser à 450 euros. Cette économie concrète aide à comprendre l’effet direct du coefficient sur la cotisation.
Comme conséquence du calcul annuel, quel impact concret sur la prime d’assurance et les majorations
Cas chiffrés : malus, multiplications et plafonds
Selon les règles en vigueur, un premier accident responsable entraîne une majoration de 25 % du CRM, ce qui augmente la prime immédiatement. En cas de responsabilité partielle, le malus est réduit à 12,5 %, soit une multiplication par 1,125.
Si les accidents se répètent, la multiplication s’applique à chaque fois jusqu’au plafond légal de 3,50, correspondant à une majoration de 250 %. Selon Direct Assurance, des dispositifs spécifiques peuvent atténuer ces effets pour certains assurés.
Nombre d’accidents
Coefficient approximatif
Majorations sur prime
1er accident responsable
1,25
25 %
2ème accident responsable
1,56
56 %
3ème accident responsable
1,95
95 %
4ème accident responsable
2,44
144 %
5ème accident responsable
3,05
205 %
Effets sur la prime :
- Première majoration standard : 25 % du CRM
- Plafond légal du CRM fixé à 3,50
- Descente rapide possible après deux années sans sinistre
« J’ai simulé l’impact d’un second sinistre et la facture a presque doublé »
Sophie L.
Les contrats professionnels nomment souvent des règles différentes pour les véhicules en tournée, avec une réduction annuelle possible de 7 % et un malus réduit à 20 % par accident. Selon le Code des assurances, ces distinctions doivent figurer dans les conditions générales.
En pratique, comment connaître, contester ou transférer son coefficient bonus-malus
Obtenir son relevé d’information et vérifier les sinistres enregistrés
Pour connaître son CRM, il suffit de demander le relevé d’information à l’assureur, qui doit le fournir sous quinze jours sur demande. Ce document récapitule les sinistres et affiche clairement le coefficient applicable.
Selon Service-public.fr, le relevé accompagne en général l’avis d’échéance annuel et peut être demandé à tout moment pour préparer une résiliation ou un changement d’assureur. Cette formalité évite les erreurs de transcription.
Modalités pratiques :
- Demande du relevé possible à tout moment
- Délai légal de réponse de quinze jours
- Utilisation du relevé pour comparateurs et résiliation
« J’ai contesté un sinistre mal enregistré et l’assureur a rectifié mon CRM »
Marc T.
Recours, résiliation et effets sur l’indemnisation
Si vous contestez un enregistrement, adressez une réclamation écrite en joignant les preuves et la chronologie des faits, étape essentielle pour obtenir une correction. En cas d’absence de réponse satisfaisante, la médiation de l’assurance peut être saisie.
La résiliation pour changement d’assureur ne supprime pas le CRM acquis, sauf interruption de contrat supérieure à trois mois, qui remet parfois les compteurs à l’origine. Selon Direct Assurance, certains assureurs conservent les bonus spécifiques sous conditions.
Recours et résiliation :
- Réclamation écrite avec justificatifs
- Saisine du médiateur en dernier recours
- Vérifier l’impact de la résiliation sur le CRM
« Mon courtier m’a aidé à transférer mon bonus lors du changement d’assureur »
Claire D.
Source : « Bonus-malus dans l’assurance automobile », Service-public.fr ; « Calcul du bonus-malus », LegiPermis ; « Calcul du Bonus-Malus : le tableau des coefficients », Direct Assurance.